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Cécile Aubry

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Disparition encore (décidément…)
de l’éphémère et délicate (ex-) jeune première Cécile
Aubry, révélée par Henri-Georges Clouzot (Manon,
1948), prise un temps sous contrat par la Fox (The
Black Rose, Henry Hathaway, 1949), revue, sitôt rentrée en
France, chez Christian-Jaque (Barbe-Bleue,
1951) et devenue à 25 ans, comme dans les contes de fées, l’épouse
du fils du Pacha de Marrakech, avant d’effectuer la reconversion
que l’on sait dans l’écriture de romans à succès et la réalisation
de feuilletons télévisés des années 60 et 70 adaptés de ses
propres ouvrages et tous peu ou prou interprétés par son fils
Mehdi (El Glaoui). Pour l’essentiel, en titres et en images,
c’est ici
que ça se passe.
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Sacha Briquet

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La disparition d’Édith Piaf occulta en son temps
celle de Jean Cocteau (et pourtant…), le décès récent de
Michael Jackson celui de Farrah Fawcett, ainsi en sera-t-il
probablement du prolifique Sacha
Briquet, découvert sans vie par sa femme de ménage
– on ne pas vraiment à quand remonte exactement sa mort,
probablement au début de la semaine précédente – à son
domicile normand le jour même, pas si lointain que ça, qui vit
Bernard Giraudeau perdre définitivement son combat contre le
crabe. Si, aux yeux d’une génération entière d’ex-téléphiles
en culottes courtes, il reste à tout jamais Albert Travling
(Travelling ?), le très fourbe et très méchant imprésario
qui rêvait d’exhiber Casimir, préalablement mis en cage, dans
les foires du monde entier et loin de l’île aux Enfants, mais
chantonnait si bien le Tango
de l’Amitié avec Marie-Noëlle Chevalier/Mlle Futaie
(regrets éternels), les Nouveaux-Vagues et leurs admirateurs
garderont quant à eux le souvenir amusé du soupirant BOF de la
Lucile Saint-Simon des Bonnes
Femmes (Claude Chabrol, 1959), du polytechnicien puceau des Godelureaux… (Chabrol, 1960) bavant sur le décolleté de
Bernadette Lafont ou du fossoyeur crétinou d’Ophélia
(Chabrol, 1961) s’improvisant acteur de film muet… (la suite ici).
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La Minute
Nécessaire de Monsieur Encyclopède

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Sortie
différée – pour cause de copies film "rentrées" à
la toute dernière minute – et néanmoins avérée du deuxième
tome de L’Encyclopédie des Longs Métrages français de
fiction 1929-1979, voulue, imaginée, rédigée et même un
peu éditée par le créateur et principal animateur de ce site,
entouré, pour l’occasion, de Christophe Bier (Dictionnaire
des Longs métrages français érotiques et pornographiques en 16
et 35 mm), Raymond Chirat (Histoire du Cinéma français
1908-1970), Gilles Grandmaire (Stars deuxième), Italo
Manzi (Correspondance avec Manuel Puig) et, très
accessoirement, mais pas si accessoirement que cela non plus, de
quelques cinéphiles formidables… Où il sera éminemment
question de Sacha Guitry, Robert Bresson, Marcel Pagnol, Alain
Resnais, Philippe Garrel, Marguerite Duras, Henri-Georges Clouzot,
Robert Siodmak, Maurice Tourneur, Jean Vigo, Billy Wilder, Marcel
Carné, Julien Duvivier, Fédor Ozep, Carlo Rim, Marc Allégret,
Luc Moullet, Claude Sautet, G.W. Pabst, Edgardo Cozarinsky,
Raymond Bernard, Fernando Arrabal… au prisme de 226
longs métrages, vus, revus, présentés,
résumés, annotés et – parfois même – commentés. Le PDF
des sept premières notules est accessible ici,
le bon de commande là,
le volume 1
est toujours disponible en cliquant au bon endroit, et pour les
commentaires d’usage, rendez-vous sur notre page facebook
(qui, entre nous soit dit, a besoin d’un sérieux coup de
fouet). Pour le reste, plus que vingt mois (c’est long, vingt
mois) à tenir avant les Présidentielles 2012, douze semaines (c’est
long, trois mois) à patienter avant de voir l’intégrale DVD
Pierre Étaix tourner en boucle sur nos graveurs de salon qui, de
mémoire de graveurs de salon, n’auront jamais rien vu d’aussi
beau, mais quatre petits jours seulement (c’est court, quatre
jours) avant la sortie officielle de ce Volume 2, si bien soutenu
par nos confrères, et parfois amis, de Jeune Cinéma, d’Objectif
Cinéma et du Coin
du Cinéphage. Reparlons-en à partir du Jeudi 22
Juillet, si le cœur vous en dit (et même aussi dans le cas
contraire). |
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Bernard Giraudeau
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Bouclage
du deuxième volume de notre Encyclopédie des longs métrages
de fiction 1929-1979 oblige, c’est un hommage cursif que
nous rendrons – en attendant des jours sinon meilleurs, du moins
nettement moins overspeed – au comédien, réalisateur,
scénariste, producteur et homme de plume Bernard
Giraudeau, décédé hier matin dans un hôpital
parisien, emporté dans sa 64ème année par un cancer
qu’il avait su porter avec pudeur et dignité, courage et
élégance sur la place publique, remettant en cause, en de
multiples occasions, la faible place accordé aux malades
"déclarés" par les industries du Cinéma et de la
Télévision. Une sorte d’exemple en soi, rien de moins. |
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Pierre Maguelon

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Disparition,
dans sa 77ème année, du comédien Pierre Maguelon,
victime d’une hémorragie cérébrale survenue alors même qu’il
participait au Festival de Théâtre de Saint-André
(Pyrénées-Orientales) dont il était l’invité d'honneur. Too
bad. Natif du Tarn, l’acteur
avait entamé une longue et prolifique carrière à la fin des
années 50, sous le pseudonyme de Petit-Bobo, conservé jusqu’au
milieu de la décennie suivante. Rapidement passé du cabaret –
où il se liera d’amitié avec un autre Méridional à
moustache, le Sétois Georges Brassens, dont il assurera en outre
les premières parties – au studio, Pierre Maguelon, archétype
de l’acteur toujours impeccable, se sera illustré au final dans
une cinquantaine de petits rôles au grand écran, enchaînant
sans lasser les Français moyens tantôt débonnaires, tantôt
obtus, parfois les deux à la fois… (lire
la suite). |
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Landru

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Arte
– la dernière chaîne de télévision française à avoir
diffusé, à l’aube des années 90, des films de Pierre Étaix
– aime le Cinéma, et l’a prouvé abondamment depuis 1992.
Arte aime le prolifique Claude Chabrol et l’a prouvé récemment
en diffusant coup sur coup le très couillu Que la bête meure
(1969) et le très âpre Betty (1991). On n’en sera dès
lors que plus surpris d’avoir pu (re)découvrir son Landru
(1962) dans une version tronquée de près d’une demi-heure par
rapport au métrage original, d’où ont totalement disparu,
pêle-mêle et sans véritable logique, les personnages
interprétés par Catherine Rouvel (meilleure encore que chez
Renoir) et Huguette Forge, le Clemenceau décati campé non sans
humour par Raymond Queneau et le Georges Mandel silhouetté avec
truculence par Jean-Pierre Melville. À sa sortie, voici 47 ans,
le Landru de Chabrol et Sagan avait fait l’objet d’un
procès de la part de Fernande Segret, la dernière maîtresse
attitrée du "cuisinier" (présumé) de Gambais,
heurtée par la vision donnée d’elle par les auteurs et la
comédienne (l’immense Stéphane Audran) lui ayant prêté ses
traits. Peut-être les familles respectives d’Andrée Babelay,
de Mandel et de Clemenceau, ont-elles exigé des coupes près de
cinq décennies après le tournage ? Peut-être Chabrol
a-t-il lui-même demandé la diffusion d’un digest de son
film original ? Peut-être, simplement, les très érudits
programmateurs d’Arte n’ont-ils jamais, en toute bonne foi,
entendu parler de la version intégrale, pourtant diffusée à
maintes reprises sur leurs consœurs hertziennes et, fin 2005, sur
Paris Première. La question est posée, bien malin qui saurait y
répondre. Pour ce qui est de nous, faute d’avoir pu retrouver
sur la toile un extrait en ligne des fameuses séquences
interprétées par l’autre Catherine du Cinéma
français, nous avons choisi d’exhumer – ce sera notre
surprise de juillet – un reportage de l’INA donnant la parole
au grand Charles (Denner, pas le très résistant et très
pontifiant mari de la vieille Yvonne), qui trouvait là son
premier rôle important au grand écran. C’est ici
que ça se passe, et pour la fiche technique et artistique du
film, ce sera là. |
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Laurent Terzieff

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Décès,
deux semaines après la disparition de Nathalie Nattier, d’un
autre comédien français d’origine slave, au final sous – et
pas toujours très bien – utilisé par le cinéma français.
Révélé du jour au lendemain par le succès phénoménal des
très surévalués Tricheurs (Marcel Carné, 1958), dès
lors voué aux bad boys de pure convention auxquels auraient
simplement manqué le Las(z)lo Benedek de L’Équipée sauvage,
l’Elia Kazan de Sur les quais ou le Nicholas Ray de La
Fureur de vivre, le très incandescent Laurent Terzieff n’aura
en définitive tourné dans son pays natal qu’une poignée de
films (La Prisonnière, La Voie lactée, Les
Hautes Solitudes, Détective…) à la mesure de son
immense talent, mieux servi au demeurant par l’Âge d’or du
cinéma transalpin que par un Claude Autant-Lara sur le déclin (Le
Bois des Amants, 1960), un Alex Joffé à la ramasse (Les
Culottes rouges, 1962) ou une Véra Belmont péniblissime (Rouge
Baiser, 1984). Les Garçons (Mauro Bolognini, 1959)
valaient assurément bien mieux que Les Tricheurs, le
glacé-brûlant Vanina Vanini (Roberto Rossellini, 1961)
sut admirablement mettre en valeur une solarité presque
sous-jacente que d’autres – et pas toujours des moindres – n’avaient
pas forcément su déceler à l’époque derrière la séduction
hors norme du beau ténébreux, l’incroyable Médée
(Pier Paolo Pasolini, 1969), où il silhouettait en deux scènes
un très sexy Centaure, confirma que l’acteur, né de ce point
de vue dix ou quinze ans trop tard, était probablement
" fait " pour les personnages de Cocteau avec
plus d’évidence encore que Jean Marais, le sublissime et
déroutant Ostia (Sergio Citti, id.) lui permit de prouver,
si besoin était, qu’animalité, sensibilité et cérébralité
font souvent très bon ménage chez les artistes d’exception.
(La suite ici…). |
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La plus belle
fille du monde

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Disparition
dans la plus absolue discrétion de notre amie Nathalie
Nattier, décédée dans sa 87ème année à l’hôpital
de Lagny-sur-Marne le 19 juin dernier. La femme, délicieuse,
drôle et plutôt bonne vivante, était, dans le privé, l’exact
l’opposé de la tragique Malou des Portes de la Nuit, qui
lui valut ses plus belles "unes" de magazines, avant de
la précipiter sic transit gloria mundi du sommet de l’affiche
et des productions de prestige dans la série B et les emplois
plus légers auxquels elle avait, paradoxalement, toujours
aspiré. Retour ici,
entre photos et confidences, sur l’étonnant – et somme toute
méconnu – parcours d’une femme fatale qui se rêvait
(peut-être) actrice comique et sut (assurément) faire montre d’humour
jusqu’aux dernières heures d’une longue existence plutôt
bien remplie. |
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Rezvani Bis

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Pour
les unhappy few qui, contrairement au staff de l’@ide-Mémoire,
à nos confrères de www.lalalala.org
et, accessoirement, à Marie-José Nat ou Bernard-Henri Lévy, n’étaient
pas présents dans la salle des Trois Baudets, au soir du 2 juin,
l’hommage à Serge Rezvani imaginé pour la seconde fois par
Marie-Rose Guarnieri, de la Librairie des Abbesses, a constitué
comme prévu – ce malgré l’absence d’Anna Karina - un mix
parfait entre happening chic et instants, souvent improvisés, de
beauté fulgurante (lire
la suite). |
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Martine Sarcey

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Disparue
quelques jours à peine après sa cadette de sept mois Ginette
Garcin, l’immense Martine Sarcey aura, elle aussi, marqué d’une
empreinte indéfectible plus de six décennies de cinéma, de
théâtre et de télévision, dont la probité de comédienne
restera à tout jamais associée à la Jeanne Fortier de La
Porteuse de pain (Marcel Camus, 1972), malheureuse mais jamais
larmoyante, éprouvée mais toujours partante pour célébrer sur
trois ou quatre notes le temps des cerises et le merle moqueur. À
une tristoune nécrologie de circonstance, nous avons préféré
la mise en ligne du portrait, rédigé de son vivant, que nous lui
avions consacré, il y a quelques années, dans le premier volume
de notre Encyclopédie
des Comédiens. C’est donc ici
que cela se passe. |
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Ginette Garcin

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Le
décès récent, des suites de la rechute d’un cancer de l’intestin,
de Ginette
Garcin, comédienne multifacettes appréciée au
Boulevard comme à Chaillot, remarquée chez Audiard et Lelouch
mais consacrée par Jean Yanne et Nelly Kaplan a provoqué une
sorte d’onde de chocs chez le téléspectateur 2.0, sensible
depuis des années à sa verve, sa gouaille et à son
franc-parler. On pourra certes regretter à juste titre la
disparition, désormais définitive, de la Jeanne de Famille d’accueil
(ciel) et de la Mme Cotte de Père et Maire (feuilleton
décidément maudit), de la Mamma de Marc et Sophie ou de
la Maryvonne d’Imogène, mais pour ce qui est de nous, c’est
davantage à la comédienne de théâtre, de cinéma et de
music-hall qu’iront nos pensées, en souvenir de la choriste
débutante de l’Orchestre Jacques Hélian et de l’habilleuse
levant la jambe presque aussi haut que Liliane Montevecchi chez
Jérôme Savary (Mistinguett, la dernière revue, 2001), de
la bistrote-campeuse du dérangent Dupont Lajoie (Yves
Boisset, 1974) et de la concierge désabusée du surprenant Charles
et Lucie (Nelly Kaplan, 1979), de la matriarche de Cousin,
cousine (Jean-Charles Tacchella, 1975) et de la
trapéziste-replâtreuse d’arbres du Pays bleu
(Tacchella, 1976), de la chanteuse des rues passée au fil des ans
de la scène du Lido à l’esplanade de Beaubourg de Les Uns et
les Autres (Claude Lelouch, 1980) à la scripte chanteuse de Tout
le monde il est beau, tout le monde il est gentil évoquant
– sans rire - ce qu’aurait été sa vie si elle n’avait pas
connu Jésus. Respect donc. |
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L’autre Serge

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Touche-à-tout
génial s’il en fût, Serge Rezvani (ex-Cyrus Bassiak) a
plus-que-flirté non sans succès avec le théâtre, le roman, la
peinture, tout en s’imposant dans la durée comme l’un des
auteurs de chansons – et quelle chansons ! – les plus
éminement "cinématographiques" de l’histoire de la
variété haute couture. Aussi ne sera-t-on pas surpris du
défilé ininterrompu de comédiennes chantantes s’apprêtant à
venir lui rendre hommage en paroles et musique sur la scène des
Trois Baudets ce mercredi 2 juin (20h30), à l’issue d’une
séance de rencontre-dédicace avec le public : les toujours
jeunes et pimpantes Jeanne Moreau et Vanessa Redgrave dûment
excusées, ce sera aux belles Mona Heftre (Change pas demain,
Thérèse, Capitaine Achab), Dani (La Nuit
américaine, L’Amour en fuite, À mort la
Mort !, Fauteuils d’orchestre), Helena Noguerra
(Dans Paris, L’Arnacœur), Arielle Dombasle (Pauline
à la plage, Les Pyramides bleues, L’Arbre, le
Maire et la Médiathèque, Le Temps retrouvé, Nouvelle
Chance), Anna Karina (Vivre sa vie & autres petits
films sans importance) et à la plus-que-belle Marie
France (Les Intrigues de Silvia Couski, J’irai
comme un cheval fou, Le Jardin des Hespérides, Je
vous hais petites filles) à peine sortie du double tsunami
Phantom feat. Jacques Duvall/Brigitte Bardot, que reviendra le
soin de remettre au goût du jour (si besoin est) Le Tourbillon
(Jules et Jim), Embrasse-moi (Peau de banane),
Jamais je ne t'ai dit que je t'aimerai toujours (Pierrot
le Fou), La Ligne de chance (idem), La Peau Léon,
J’ai la mémoire qui flanche et autres incunables du
grand Serge. Comme un peu de testostérone n’a jamais fait de
mal à personne, surtout par temps de crise, Alain Chamfort,
Thibault Derien, Philippe Katerine seront également de la partie
(ce qui est bien), alors même que les dames Jaoui Agnès,
Kiberlain Sandrine et Robin Muriel, très justement pénalisées
pour avoir massacré de conserve Barbara sur scène lors d’un
Châtelet de triste mémoire, semblent ne pas avoir été du tout
sollicitées (ce qui est mieux). Pour ce qui est du communiqué de
presse, il est accessible ici,
et pour celles et ceux qui auraient la flemme de cliquer, le
numéro réservations ci-après s’impose : 01 42 62 33 33.
Crédit photo © Richard Dumas (D.R.). |
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Jeune Cinéma

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Ce n’est
pas parce que l’éminent
Lucien Logette a exprimé en termes circonstanciés,
dans les colonnes du dernier numéro de Jeune Cinéma, tout
le bien qu’il pensait du premier volume de notre Encyclopédie
des Longs Métrages sonores (désormais proposé à la
vente sur Priceminister)
que nous devions nous abstenir – au nom de quel refus du népotisme
ou de quelle prétendue éthique ? – de lui dire à notre
tour le plaisir que nous a procuré la lecture de cet arrivage de
printemps. Où l’on revient à l’envi – aperçu non
exhaustif – sur la jeune fille selon Éric
Rohmer (pp. 7-13) et l’état des lieux des Festivals
un peu partout en Europe (pp. 46-67), sur Pauline Carton qui –
ce n’est pas absolument incompatible – se trouvait une " gueule
de raie " et vient de faire l’objet d’une biographie
écrite parue à l’Harmattan (pp. 135-137) et Eugène Ionesco
dont on n’en finit pas de (re)découvrir les rapports
amoureux-compliqués entretenus avec un Septième Art qui voulait
bien de lui mais pas trop (pp. 98-100). À savourer sans modération,
comme de juste. |
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Gérard du
Cinéma, cinquième

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Avec
quatre nominations (pour 12 spectateurs Paris le premier jour d’exploitation,
ce qui fait un rapport nombre de nomination/taux de fréquentation
assez exceptionnel pour qu’on le signale), Le Baltringue
était donné grand favori dans la course au Gérard du Cinéma
2010. Par chance (ou pas), c’est au final le fantastique (ou
non) et épatant (humour) Cinéman qui, un peu beaucoup
raflé la mise lundi dernier sur la scène du Théâtre Michel,
confirmant ce faisant tout le bien-fondé de sa dithyrambique
défense, au moment de sa sortie, par l’immense Bernard-Henri
Lévy (critique de cinéma émérite et attaché de presse
bénévole). Transition habile, tombant comme un cheveu sur la
langue d’Isabelle Mergault, pour rappeler au passage que la
jeune et ravissante Arielle Dombasle, désormais ex-æquo avec
Isabelle Adjani, cinq fois césarisée, a décroché quant à elle
son cinquième trophée consécutif, sobrement intitulé
" Gérard de l’actrice dont le mari s’est tellement
couvert de ridicule que ses réseaux ne lui permettent plus le
moindre rôle, pas même un tapin dans un film de Lagaf’ ".
Ce qui n’est du reste pas tout à fait exact, puisqu’à l’instar
de Florence Cassez (mauvais exemple) ou d’Alizée, la belle est,
depuis un an ou deux, extrêmement présente au Mexique. Le reste
du palmarès, mettant notamment à l’honneur Marina De Van
(" Gérard du titre gay " pour Ne te
retourne pas), Carole Bouquet (" Gérard de Madame
la Grande Actrice qui va s’encanailler dans une comédie de
ploucs pour casser son image de vieille bourgeoise coincée du
cul "), Anna Mouglalis (" Gérard de l’Acteur
qui a un nom de maladie "), Sergi López
(" Gérard de l’Acteur qui vient manger le pain des
Français ") et Manu Payet (" Gérard de l’acteur
dont on espère qu’il aura jamais de premier rôle quand on voit
comment il se débrouille avec les seconds ") est
accessible en images ici.
Précision : comme de juste (et presque comme chaque année),
aucun lauréat n’a jugé bon de venir chercher son parpaing
doré ou de témoigner sa satisfaction d’une manière ou d’une
autre, fût-ce par un simple envoi de texto. Quand on vous disait
que les acteurs sont des ingrats… |
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Pierre Étaix,
deuxième

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Les
informations arrivent encore au compte-gouttes, mais après un
premier semestre mité par un hiver persistant, une très
pathétique Ferme célébrités, une remontée avérée du
Front National dans les sondages, une transformation du concours
Miss France en Fort Chabrol cathodico-médiatique et –
accessoirement – les agissements minables et mesquins de certain
volcan islandais, il semble que 2010 devrait s’achever mieux qu’elle
n’a commencé. En même temps, pire, on ne peut pas… Et donc,
faisant suite à la projection cannoise du Grand Amour
(1968), c’est bien une intégrale dûment restaurée qui, au
terme d’un courriel reçu ce jour de l’association des Amis de
Pierre Étaix, sortira en salles le 7 juillet, prélude à une
sortie DVD en octobre. Il semblerait que Me Francine-Édelman, qu’un
interminable bras de fer juridique opposait au cinéaste et à
Jean-Claude Carrière l’ait eu finalement dans le cul (ce qui
est bien) et que les cinéphiles dignes de ce nom aient –
enfin ! – de bonnes raisons de se réjouir. Affaire à
suivre… |
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Yann Gonzalez

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S’il
est vrai qu’il n’est de grand film qui ne s’adresse dans le
même temps à l’intelligence, au cœur, au regard et à l’oreille,
alors les trois courts métrages (sur quatre) rediffusés sur le
câble du jeune, prolifique et monstrueusement talentueux Yann
Gonzalez, pour en être courts n’en sont pas moins grands.
Séance de rattrapage obligatoire donc sur Ciné Cinéma Club
début mai, où, entre deux brins de muguet, on verra/reverra et
bloc et jusqu’à plus soif, le très déconcertant et nonobstant
très abouti Je vous hais, petites filles dans lequel de
sublimes Marie
France et Éva Ionesco se livrent de conserve à une
revisite "moderne" du tandem Patsy/Edina qui fit en son
temps les beaux soirs d’Absolument fabuleux (dimanche 2
mai à 15h15), suivi, à quelques jours d’intervalle, d’un
mi-pasolinien mi-cocteauesque Les Astres noirs (feat.
Julien Doré, déjà fait de toute évidence pour le cinéma) et d’Entracte,
ode minimaliste à l’amour fou et authentique concentré, entre
Fassbinder et Street Culture, de purs talents en devenir (mercredi
5 mai à 18h00). Cinéaste à suivre, donc, pour ceux qui ne l’auraient
pas encore compris. |
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Paul Bisciglia

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Alors
que - tellement plus classe que l’intervention (huée à sa
juste valeur) du Ministre de la Culture réfutant, micro en main,
le bien-fondé des propos tenus quelques instants auparavant par
les intermittents du spectacle – l’hommage de circonstance
rendu aux disparus de l’année lors de la dernière édition des
Molières, rappelait ou annonçait, au choix, les récentes
disparitions d’Anne Alexandre, Yves Arcanel, Marcelle Barreau,
Madeleine Cheminat, Yvonne Clech, Claude Debord, Max Fournel ou
Pierre Gallon, nous parvenait via le Coin
du Cinéphage celle, fâcheusement passée sous
silence, du prolifique Paul Bisciglia. Retour en dates et en films
ici. |
|
Surprise d'avril

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L e
Mauvais Rêve ou Johnny Version Cyberglam d’Andros le Berger du
Fruit...
En
1967, l’inénarrable Joël Le Moigne réunit à l'affiche des
– inédites en salles, on se demande bien pourquoi – Poneyttes
le casting le plus censément hétéroclite et le plus hautement
improbable de toute l'histoire du cinéma français, où l'on
croise pêle-mêle Arlene Dahl (transfuge hollywoodien fatigué),
Patrick Topaloff (regrets éternels), Sylvie Vartan, Carlos,
Daniel Ceccaldi, Bruno Coquatrix, Paco Rabanne, Paul-Loup
Sulitzer, Mei-Chen Chalais, Nicole Calfan, Marion Game, l’inévitable
Dominique Zardi, le chanteur barbu Danyel Gérard, l'animateur
radio Hubert, la future James Bond Girl Corinne Cléry, l'actrice
X Alice Arno, André Aubert/Don Patillo imitant – mal –
Salvador Dali en attendant de se colleter à Fernandel (n'en jetez
plus...) et, cerise sur un gâteau crémeux jusqu'à
l'étouffement, le colossal (au moins) Johnny Hallyday tout en
play-back approximatif, jabot froufroutant, bouclettes dorées de
pâtre grec et maquillage-hommage à Goldfinger : un immense
moment de cinéma. Ou pas.
La chanson s'intitule (ça ne s’invente
pas) Le Mauvais Rêve, porte plutôt bien son nom et,
bizarrement, le mannequin-lunettes préféré des camionneurs ne
la chante plus du tout depuis une quarantaine d'années. Là
encore, on se demande bien pourquoi... |
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Promizoulin !

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La
vie est ainsi faite : il est des comédiens connus et parfois
reconnus qui ne laisseront probablement aucune trace durable dans
l’Histoire du cinéma (au hasard : Christophe Lambert,
Michel Sardou, Élie Semoun, Franck Dubosc, Karine Dupray,
Ophélie Winter, Sophie Marceau, Muriel Robin, Judith Godrèche…),
et des figurants obscurs qui a contrario marqueront
durablement les mémoires. L’immense Edmond
Besnard, acteur-maison de la firme Eurociné et futur
récurrent de Grosland, est de ceux-là, définitivement passé à
la postérité au bénéfice d’une seule locution, plus efficace
et plus probante dans son ébouriffante concision que la totalité
de la filmographie de Mathilde Seigner, la discographie entière
de David Guetta ou l’œuvre intégrale de Michel Audiard dans
toute leur horreur respective. |
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Jacques Dacqmine

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Son
curriculum vitæ avait beau aligner (on excusera du peu) les noms
d’Alain Resnais, Jean-Luc Godard et Roman Polanski, le principal
titre de gloire cinématographique de Jacques Dacqmine a
probablement été d’avoir, à trois reprises et, ce faisant,
plutôt bien, donné un visage au fringant Gaston de Sallanches
imaginé par Cécil Saint-Laurent, passant des bras de Marie Déa
à ceux de Denise Provence mais revenant toujours à ceux de
Martine Carol/Caroline Chérie. L’âge venant, l’ex-premier
Prix de Conservatoire – issu de la même promotion que Maria
Casarès, Jacques Charon, Sophie Desmarets, Daniel Ivernel et
Alice Sapritch – et pensionnaire de la Comédie-Française, dont
il avait démissionné au bout de quatre ans pour filer
directement chez les Renaud-Barrault, s’était spécialisé non
sans talent ni humour dans les notables compassés et les figures
historiques grandes (Lyautey) ou petites (Charles X), aux
antipodes des jeunes premiers qui le firent connaître ou du
" De Ciz " de Partage de midi (lire
la suite)… |
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Nana

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Le
gros problème avec Nana, c’est précisément Nana. Le
personnage imaginé par Zola est doté, depuis près d’un siècle
et demi, d’une telle dimension mythique – on pourrait presque à
son propos parler d’aura – qu’aucune comédienne ne semble
pouvoir s’y coller sans risques, et surtout pas Martine Carol.
Tentative d'explications ici. |
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Mireille Balin
vs. Viviane Romance

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Pour
beaucoup de monde en général et pour l’auteur de ces lignes en
particulier, Tino Rossi (1907-1983) constitue une sorte de
parangon du cinéma populaire des années 30, 40 et après dans ce
qu’il peut comporter de plus délicieusement (ou pas)
roucoulé et de plus impitoyablement ringard : photogénie à
géométrie variable, jeu approximatif, absence totale d’intelligence
du texte, voix chantée rétroactivement insupportable… D’où
viens dès lors ce miracle d’intelligence, de précision et de
beauté redécouvert il y a quelque jour grâce à Patrick
Brion ? Naples au baiser de feu (Augusto Genina, 1937)
est tout cela, et même un peu plus encore. Tentative d’explication
ici. |
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Claude Debord

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Disparition
(ce n’est plus un site, c’est une nécropole) de l’auteur
dramatique, comédien, parolier et metteur en scène de théâtre Claude
Debord, pilier historique du Théâtre de la Huchette,
où il a longtemps interprété le professeur psychopathe de La
Leçon d’Eugène Ionesco, et fondateur-animateur de la
Compagnie Comus, Momus & Cie. Homme "de planches"
avant tout, il n’en avait pas moins composé quelques
troisièmes couteaux cocasses pour le grand écran, à l’instar
du professeur de Latin chahuté de L’Amour en herbe
(Roger Andrieux, 1976) ou du contrôleur de train hébété de Tout
feu, tout flamme (Jean-Paul Rappeneau, 1981). Et avait
surtout, entre deux pièces, pris part à d’innombrables
dramatiques télé historiques à tous les sens du terme, tour à
tour Fouché de seconde époque de La Terreur et la Vertu
(Stellio Lorenzi, 1964), Duc de Bourgogne du Roi Lear (Jean
Kerchbron, 1964), Grand Inquisiteur des Cathares (Stellio
Lorenzi, 1965), Chabot de Beaumarchais ou 600.000 Fusils
(Marcel Bluwal, 1966) ou Villebresme des Rois maudits
(Claude Barma, 1972). |
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Yvonne Clech

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Sale
temps pour les grandes dames. Après la disparition d’Anne
Alexandre et des nouvelles pas franchement réjouissantes de l’immense
Mila Parely, nous venons d’apprendre, via Christian
Léciagueçahar du Coin
du Cinéphage, le décès très discret d’Yvonne
Clech, comédienne hors pair et actrice hors norme,
dont la classe innée, saupoudrée d’un grain de folie
salutaire, a conféré un cachet bien réel à plus d’une
comédie du dimanche soir. Mélange assez unique en son genre de
décalage et d’aristocratie, Yvonne Clech faisait partie de ces
actrices à la fois inclassables et impeccables, capables au choix
de tirer vers le haut la farce la plus prévisible ou d’élever
l’absurde cinématographique au rang d’art majeur. Retour en
dates et en titres. |
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Mila Parely

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En dépit
de ratés assez consternants, allant du grand (?) Charles Aznavour
se livrant – à propos de la moumoute de Charles Boyer – à
des apartés caméra dignes d’un cabot de troisième zone à une
fâcheuse séquence " dîner de cons " dont
Paulette Dubost, cent ans bientôt et une certaine propension à
ne plus parler que de fric et de fesse, s’est retrouvée en
quelque sorte l’invitée de choix, l’hommage circonstancié
rendu par Michel Drucker à la toujours épatante Danielle
Darrieux, quelques semaines avant la sortie annoncée
du film Pièce montée, a été riche en moments assez
magiques, ayant notamment permis d’entrevoir via de trop
courts magnétos des extraits de films peu (Occupe-toi d’Amélie… !)
ou pas du tout (Le Bal) visibles. C’est dire si notre
plaisir, plutôt de l’ordre de l’indicible, s’est trouvé
quelque peu gâché, à l’arrivée, par les mauvaises nouvelles
données par l’invitée d’honneur quant à l’état de santé
de Mila
Parely, comédienne que, de Raymond Chirat à Italo
Manzi en passant par l’auteur de ces lignes, nous adorons à
L’@ide-Mémoire. Il semble qu’il soit désormais trop tard
pour pouvoir raisonnablement espérer que l’élégantissime Mila
sorte de sa nuit, mais rien n’interdit de se remémorer, tant
qu’elle encore est parmi nous (et même si c’est de moins en
moins vrai), la comédienne exceptionnelle, fine et sensible,
belle et fantasque, qui assista de sa fenêtre à l’incendie du
Reichstag, chanta outre-Atlantique avec l’orchestre de Rudy
Vallee, faillit porter un enfant de Jean Marais, sut cultiver les
rencontres avec les plus grands metteurs en scène et anima
infatigablement, des années durant, les Rencontres cinématographiques
de Vichy. Hommage. |
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Célyne, Karine, Velvet,
Dominique et les autres...

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Une quiche
chasse l’autre : en remplacement de la blonde, nichonneuse
et délicieuse Célyne Durand, dont l’actif cinématographique
semble se limiter à une apparition non créditée dans Coluche,
l’histoire d’un mec et un rôle un peu plus conséquent
– en même temps, moins conséquent qu’une apparition non créditée…
– dans... Le Baltringue (le film aux 102 spectateurs
Paris/Région parisienne le premier jour d’exploitation),
c’est une comédienne au curriculum vitae absolument vierge (la
demoiselle, en revanche…) que le tandem infernal Endemol/TF1
vient de propulser fermière en Afrique. Enfin, peut-être pas
complètement vierge : fraîchement débarquée d’Hollywood
" où tout lui réussit " (on est prié de ne
pas rire), Karine, la brune, encore plus nichonneuse que la
précédente et résolument classe sœur d’Anthony Dupray (Premiers
Baisers, Brigade Navarro, que du bon) aurait, aux dires
des chargés de com’ d’Endemol, " figuré "
dans des épisodes d'Heroes, des Experts et de Prison
Break, ce de façon évidemment aussi discrète
(subliminale?) que sa consœur blonde dans le biopic d’Antoine
de Caunes. C’est dire à quel point, alors même qu’Isabelle
Adjani vient de se voir décerner son cinquième César, l’adéquation
entre notre Encyclopédie virtuelle du Cinéma français et
ce prototype d’un genre nouveau – la comédienne virtuelle
– nous stimule depuis vendredi soir, comme nous stimule la présence,
dans ce programme familial et éducatif aux audiences en berne, de
la seule et unique représente connue d’un genre lui aussi très
à part : l’actrice watersienne n’ayant pas encore
travaillé avec l’immense John Waters, et c’est dommage. Aussi
vrai que les (confortables) bourrelets de l'ébouriffante Velvet
d’Amour ont, au moment de la sortie en salles du très insolite Avida
(Gustave de Kervern et Benoît Delépine, 2005), provoqué des
hauts-le-cœur chez les chroniqueurs fatigants-fatigués de
Laurent Ruquier, nous les trouvons plus chic, pertinents et rock
n’roll que le régime amincissant de la " fermière de
remplacement n° 2 " Miss Dominique, dont la matière
grise – ou ce qui lui tenait lieu de – semble avoir fondu
en même temps que ses 70 kilos matière grasse portés
disparus depuis l'an dernier : la preuve – et, par là-même,
la surprise
de mars – en images. |
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Anne Alexandre

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Disparition,
dans sa 90ème année, de la comédienne Anne
Alexandre (1920-2010), ex-doyenne par l’âge – à défaut
de l’avoir été par le nombre d’années d’activité – du
Spectacle Ionesco, et authentique pilier du Théâtre de la
Huchette, dont elle aura été, durant exactement un demi-siècle,
l’un des éléments les plus solides et les plus présents, en même
temps qu’une de ses figures les plus éminemment attachantes. |
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Serge Sauvion

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Dans
le foisonnant (mais très dispensable) Signes extérieurs de
richesse, où il apparaissait fugitivement dans une cabine d’essayage,
le visage mangé par un Borsalino, on le reconnaissait uniquement
à son empreinte vocale, tant il est vrai que celle-ci avait
déjà marqué durablement l’inconscient cinéphilique et
télévisuel. Lui-même reconnaissait volontiers, non sans
lucidité, s’être laissé prendre au piège doré du doublage,
source de cachets conséquents mais aussi – de son point de vue
– de frustrations d’ordre artistique. Par chance, la voix
française du policier à l’imperméable froissé – celui qui
fait un peu penser, en moins systématiquement aviné, au
Jean-Louis Borloo des Guignols de l’Info – le plus célèbre
du PAF ne fera oublier ni le flic ripou et tortionnaire des Assassins
de l’Ordre, ni le concierge débonnaire des 400 Cents
Coups de Virginie, ni surtout Charlie, le très hédoniste et
très " bigame " commerçant itinérant du
meilleur (et probablement unique bon) film de Joël Séria. Retour
en titres et dates sur le parcours cinéma de Serge
Sauvion (1929-2010), ex-partenaire de cabaret de Pierre
Vaneck, comédien irremplaçable de l’aveu même de Bernard
Queysanne qui sut l’imposer face à des producteurs frileux au
générique de son Amant de poche, et – est-t-il encore
utile de le rappeler ? – voix française de Peter Falk en
général et de l’inspecteur Colombo en particulier. |
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Au royaume des
Cieux

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Le
bouclage du volume 2 de l’Encyclopédie
des Longs Métrages français de fiction 1929-1979 a
été le prétexte à re-vision d’Au
royaume des Cieux, œuvre (d)étonnante dans l’œuvre
protéiforme de Julien Duvivier, où la plume d’Henri Jeanson
mêle exceptionnellement tendresse et lucidité, et sur laquelle
semble planer, par endroits, l’ombre géniale de Friedrich
Wilhelm Murnau. Tentative d’explication et générique complet ici. |
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Surprise de
février

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C’est
l’histoire d’un chef d‘État court sur pattes, teigneux, irascible,
violent, coureur (et même volontiers queutard), fasciné par le
tape-à-l’œil et ayant fait en sorte de nommer des membres de
sa famille à des postes-clefs d’un régime franchement
liberticide. Autant dire que de tels personnages ne peuvent
exister qu’au cinéma… Youtube nous a permis de visionner la
vision américaine (écourtée) du Napoléon de Sacha
Guitry (1954), moins novateur mais plus amusant que celui d’Abel
Gance, et dont le générique-fleuve, entièrement refait, pour la
circonstance, sur le mode minimaliste, apparaît comme une
curiosité en soi. L’habillage en a été entièrement repensé,
le producteur prime sur l’auteur-réalisateur (on est en
Amérique) et, au passage, les noms des deux seuls (ex-)Français
d’Hollywood (Jean-Pierre Aumont – remplacé en tête de
distribution par l’actrice italienne Anna Amendola – et Jean
Gabin) figurant dans le film, ont purement et simplement disparu
de l’affiche, un peu comme si les distributeurs US avaient voulu
les sanctionner, avec quelques années de retard, d’avoir plus
ou moins raté leur carrière américaine. Plus surprenante
encore, l’absence au générique " made in
USA " de Patachou (" Madame
Sans-Gêne " dans le film), déjà consacrée – de
Waldorf Astoria en Carnegie Hall – vedette de la scène
Outre-Atlantique au moment où Napoléon fut distribué sur
les écrans new-yorkais. However, c’est notre surprise
de février et c’est par-ici que cela se passe… |
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Si Paris nous
était conté...!

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Il
est, très paradoxalement, d’autres comédies historiques dont
on croit avoir fait le tour, et puis non, dont chaque revision
voit le plaisir augmenter d’un cran. Si Paris nous était
conté…. ! en a déçu quelques-uns au moment de sa
première sortie, mais – paradoxalement – ni François
Truffaut, ni Jean-François Vilar, ni le rédacteur de ce qui
suit, ici
et maintenant. |
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François 1er

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Il
est des films qu’il ne faudrait surtout pas revoir, surtout
lorsqu’on les a aimés étant enfant. François 1er,
prototype très surévalué de la comédie drôle pas drôle, est
de ceux-là, et l’explication se trouve ici. |
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Belle de jour

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Le
thème de la prostitution occasionnelle devait être à la mode à
deux ans de la formidable explosion de Mai 68, encombrant
héritage… Tandis que Godard, toujours en avance d’une
révolution ou deux, brosse via Deux ou Trois Choses que je
sais d’elle… une chronique aux accents documentaristes de
la ménagère de banlieue complétant le budget familial en
faisant des passes de 4 à 6, Buñuel, à l’instar de Kessel,
déplace le fond du problème sur le terrain des 5 à 7 et des
frustrations bourgeoises qui en constituent souvent l’origine :
Séverine, incarnation absolue de la Parisienne rive Gauche, ne se
prostitue pas pour l’argent, mais pour suppléer aux carences d’une
existence à la fois confortable (elle ne manque objectivement de
rien) et aliénante (sa vie de femme mariée ne lui a pas permis
de se mettre en règle avec ses désirs les plus intimes). (lire
la suite) |
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Georges Wilson

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Annonce
de la disparition, dans sa 89ème année, du comédien,
scénariste, réalisateur occasionnel, metteur en scène de
théâtre et professeur d’art dramatique Georges Wilson
(1921-2010). Retour ici
sur la soixantaine de rôles, petits et parfois grands – l’amnésique
d’Une aussi longue absence, le bistrotier-garagiste de Chair
de poule ou le Capitaine Haddock de Tintin et le mystère
de la Toison d’Or – ayant jalonné au cinéma, entre
France et Italie, le parcours d’un homme de scène au parcours
assez unique en son genre, formé en son temps par Pierre Renoir et dont
les premiers compagnons de route s’appelaient Jean-Pierre
Grenier, Olivier Hussenot et Jean Vilar. Directeur du TNP et du
Festival d’Avignon à la suite de ce dernier, entre 1963 et
1972, plus tard initiateur de l’ouverture de la salle Gémier au
Théâtre National de Chaillot, de cet authentique monstre sacré
avait effectué ses adieux (informels) aux planches en
interprétant et en dirigeant, à l’automne dernier, Simplement
compliqué de Thomas Bernhard sur la scène des Bouffes du
Nord. Georges Wilson ou Une aussi longue – et fabuleuse –
présence… |
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Valeska Gert

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La
reprise du préambule au portrait esquissé par Italo
Manzi pour le second volume (à paraître) de L’@ide-Mémoire
– Encyclopédie des Comédiens s’imposait, quelques
semaines à peine après la diffusion au Cinéma de Minuit, du Journal
d’une fille perdue (G.W. Pabst, 1929), autre incontournable
s’il en fût, de la filmographie de Louise Brooks. Face à un
Andrews Engelmann presque aussi terrifiant qu’elle, l’immense
et assez incroyable Valeska Gert (1892-1978), composait,
mi-belette, mi-crotale, une directrice de maison de redressement
détestable à souhait, capable d’ériger en deux temps, trois
mouvements, la méchanceté en vertu cardinale et le sadisme en
Art majeur. Retour en dates sur la filmographie étonnante d’une
actrice notoirement trigame, adepte forcenée du naturisme jusqu’à
la fin de sa vie (elle mourut à 86 ans) et ayant su faire montre
de suffisamment d’humour – ou de lucidité – pour avoir
intitulé son autobiographie Je suis une sorcière, ce qui
suffit en soi à forcer (triplement) l’admiration. Respect,
donc, et pour la suite, c’est ici… |
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Prix de beauté
(Miss Europe)

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La récente
revision (merci Patrick Brion) des trois seuls longs métrages
européens tournés par Louise Brooks, comédienne touchante et
actrice magnétique s’il en fût, aura constitué
l’occasion – entre autres choses – de refaire le point sur
le plus méconnu des trois, Prix de beauté, film
authentiquement bancal et pur chef-d’œuvre (lire
la suite). |
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Tout l'or du
monde

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Les
films se suivent et ne se ressemblent pas : quinze ans
exactement après le magnifique Le silence est d’or, dont
il a été précédemment question, René Clair, "jeune"
académicien-français en déficit d’inspiration – ceci
expliquant cela ? – signait avec Tout l’or du monde
l’un de ses plus mauvais longs métrages, que même l’opus
suivant, Les Fêtes galantes, ne parviendra pas à égaler
en terme(s) de lourdeur et d’inutilité. Retour sur un (quasi)
désastre, ici
et maintenant… |
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Éric Elmosnino

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Donné
– le fait est suffisamment rare pour être souligné – avec
quelques treize mois d’avance comme l’un des favoris dans la
course aux César(s) 2011, le très au top et très bluffant Éric
Elmosnino (Serge Gainsbourg, sors de ce corps !) en a surpris
plus d’un en s’appropriant avec une aisance triplement
déconcertante la personnalité, le physique et même l’empreinte
vocale de l’homme à la tête de chou. Retour en dates (de
circonstance) sur une filmographie riche d’une trentaine de
titres, inaugurée il y a exactement 26 ans par un Michel Lang
déjà démodé au moment de sa sortie, dans lequel débutait
aussi l’humoriste pas drôle Franck Dubosc. Depuis, tous les
deux ont suivi les chemins que l’on sait, l’un chez Albert
Dupontel, Olivier Assayas et Bruno Podalydès, l’autre chez
Élie Semoun et Fabien Onteniente, et bizarrement, à L’@ide-Mémoire,
nous préférons (de très loin) le premier. On se demande bien pourquoi… |
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Pierre Vaneck

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Décès
à l’âge de 78 ans du comédien de théâtre, cinéma et
télévision Pierre Vaneck (1931-2010), artiste multifacettes
passé, tant sur les planches qu’à l’écran, des emplois de
jeunes premiers "gérardphilipiens" aux quinquagénaires
et sexagénaires massifs, parfois rugueux, et dont la profession,
dès l’annonce de sa disparition, a loué les réelles qualités
humaines, l’immense professionnalisme et le refus (notoire) des
mondanités comme des faux-semblants. Retour en dates sur le
parcours d’un acteur rare et exigeant, discret et populaire
qui, pour n’avoir jamais démérité à l’écran, n’en aura
pas moins trouvé ses plus beaux rôles – et, partant,
rencontré ses meilleurs auteurs – sur les planches, entre
Festival(s) d’Avignon et créations de "prestige"... (lire
la suite) |
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Marie France

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De
récitals intimistes en concerts à guichets fermés, Marie France
a su s’imposer, depuis le début des années 90, comme l’interprète
féminine la plus résolument inspirée et la plus furieusement
éclectique du paysage musical français dans les catégories
"pop-rock-variétés-chansons à texte". Et
comme elle a passé l’essentiel du second semestre 2009 à
revisiter entre chic et charme, l’univers passionnant d’une
actrice passionnante, il nous a semblé judicieux d’ouvrir
exceptionnellement nos colonnes à ce Marie France visite
Bardot, où il a sera certes davantage question de chanson(s)
que de cinéma (encore que…) mais qui a – ceci expliquant cela
– assurément compté parmi les deux trois plus belles
réussites scénographiques et (désormais) discographiques
des six derniers mois. En attendant, comme il se doit, la
suite… |
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Renée Lebas

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Renée
Lebas (1917-2009) n’aura tourné en définitive que trois films,
dont un en Allemagne, mais aura plus assurément que toute autre
conféré ses lettres de noblesse à Marjolaine ou au Temps
du muguet, incunables de la variété française "haut de
gamme". Biographie succincte et filmographie express de celle
que Charles Trenet surnommait à juste titre "la mère de La
Mer" ici
et maintenant. |
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Maxime Leroux

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Disparition
prématurée, dans sa 59ème année, du comédien de
théâtre, cinéma et télévision – et ex-instituteur –
Maxime Leroux (1951-2010), auquel le rôle récurrent du
vétérinaire du Refuge avait permis, au cours de la
seconde moitié des années 90, d’accéder via le petit écran
aux emplois de tout premier plan. En attendant la visite plus
approfondie d’une carrière protéiforme ayant, deux décennies
durant, su conjuguer éclectisme et singularité, il nous a
semblé opportun de dresser sans plus attendre la filmographie
riche en points de repères – du médecin d’Agent trouble
au prêtre fanatique de Chouans ! en passant par
Claude Debussy dans l’ultra césarisé Camille Claudel
– de cet artiste attachant et doué, au parcours atypique (lire
la suite). |
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Le silence est
d'or

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Cinéaste s'il en
fut du temps qui file et du regret de ce qui n'est plus,
René Clair professe avec Le silence est d'or qu'en
1946, et contrairement à ce qu'affirmera un peu péremptoirement
Simone Signoret par la suite, la nostalgie était bien encore
ce qu'elle était au cours des mois ayant suivi la Libération. Retour
circonstancié sur l'un des plus beaux films mis en chantier dans
la France de l'immédiat après-guerre et, accessoirement, sur
ce qui demeure la plus belle prestation de Maurice Chevalier au
grand écran... (lire
la suite). |
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La crise est
finie

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Les
nombreux incidents liés à son tournage et le relatif (et incompréhensible)
insuccès du film lors de sa sortie en salles, à l’automne
1934, n’y feront rien : La Crise est finie, œuvre
bien dans l’air du temps, reste sans aucun doute l’une
des meilleures – et assurément la plus gay friendly
– comédies musicales mises en chantier durant
l’entre-deux-guerres. Et la voix, déjà magnifique, de Danielle
Darrieux (17 printemps), n’y est certes pas pour rien…
(lire
la suite). |
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Roger Pierre

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Annonce
du décès, dans sa 87ème année, du comédien,
humoriste, réalisateur, auteur de livres et animateur télé
Roger Pierre, figure incontournable du cinéma de papa des Trente
Glorieuses et des années fastes de l’ORTF version Carpentier,
dont seul Alain Resnais semble avoir su détecter, un chouia sur
le tard, l’étonnant – et jusqu’alors sous-estimé-
potentiel dramatique (lire
la suite). |
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Pierre
Étaix

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Les
mauvais procès font parfois les spectacles inespérés. Alors que
le dernier (?) round d’un combat judiciaire l’opposant, ainsi
que son coauteur Jean-Claude Carrière, à la société Gavroche
Productions, semble vouloir retarder d’autant la redécouverte,
très attendue, de l’œuvre cinématographique de l’immense
Pierre Étaix, le scénariste et réalisateur de Yoyo
redonne vie, différemment, à son film le plus emblématique. C’est
à trois heures de Paris en TGV, plus précisément au Théâtre
du Pont-Tournant de Bordeaux, que cela se passe (lire
la suite). |
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Stéphanie Mathieu

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Lorsqu’une
grande – par la taille, le professionnalisme et, accessoirement,
le talent – comédienne de théâtre débute au cinéma dans un
petit rôle, le terme même de petit rôle est-il toujours d’actualité ?
Réponse fin 2010 lors de la sortie en salles de la prochaine
comédie de Charles Némès, intitulée Bout de ficelle
mais blockbuster (à la française) annoncé, où Stéphanie
Mathieu, non contente d’endosser la casquette de chorégraphe,
effectuera, aux côtés de Fred Testot (autre valeur à suivre de
près), ses (tardifs) premiers pas au grand écran. Celle qui fut
des années durant l’égérie du metteur en scène de théâtre
Xavier Lemaire, et sous la direction de Vincent Viotti, une
époustouflante Veuve rusée, ne s’était, curieusement,
jamais produite dans un long métrage de cinéma. Oubli (de la
profession) réparé, et ce ne sont assurément pas les
spectateurs du " théâtre musical " Filles
de joie, régulièrement repris depuis sa création en 2003 (http://venuscargo.com/fdj.htm),
ou les inconditionnels du travail scénographique de Michel
Raskine, qui argueront du contraire… |
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Ursula Kübler-Vian

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Décès
dans une absolution discrétion de l’ex-danseuse et comédienne
d’origine suisse Ursula Kübler-Vian (1925-2010), veuve du
romancier, poète, dramaturge et pataphysicien Boris Vian, dont
elle s’était attachée, depuis un demi-siècle, à faire vivre
l’œuvre protéiforme s’il en fût, et actrice de cinéma
& télévision à la beauté à la fois singulière et
hiératique, croisée, notamment, chez Renoir, Kast et Varda… (lire
la suite). |
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Éric Rohmer

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A près
le très vibrant et très cinéphilique hommage rendu par le
Président de la République (le même qui emmerdait la Princesse de
Clèves en 2006) quelques heures après l’annonce du décès du
cinéaste, et par lequel on apprenait, entre autres "qu’Éric
Rohmer avait créé le style rohmérien" (pas mieux), le
silence est de rigueur. Notre
hommage sera donc à l’image de "l’inventeur du style
rohmérien" : élégant (dans la mesure du possible) et
discret, puisque contrairement à son premier (et avouons-le très
inattendu) fan de l’Élysée, Éric Rohmer, notoirement, ne
goûtait pas plus que ça les interventions télévisuelles… En
revanche, une sélection de liens Youtube nous a semblé l’évidence
même, en conclusion de laquelle on trouvera comme de juste la
première –et assez inattendue– surprise
"@ide-Mémoire" de l’année… (lire
la suite)
|
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Esther Gorintin

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Une
comédienne capable de s’étonner, à l’âge (tout de même
respectable), de 92 ans de ne se voir proposer que des rôles de
vieille dame, était forcément quelqu’un de formidable. Nos
amis – c’est-à-dire Christian Leciaguiçahar – du Coin du
Cinéphage viennent de consacrer leur premier article de l’année
2010 à cette figure emblématique, unique et attachante du
cinéma d’auteur à la française, discrètement disparue il y a
quelques jours, à la veille son 97ème anniversaire (lire
la suite). |
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Encyclopédie
des longs métrages
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Après
une pause de près de quatre ans, le site de L'@ide-Mémoire
renaît dans une mise en scène flambant neuve, au moment même
où paraît le premier volume d’une Encyclopédie des Longs
Métrages de fiction produits et/ou tournés en France entre
1929 et 1979, voulue et coordonnée par l’auteur de ce site,
avec la participation de Christophe Bier, Stéphane Boudin, Gilles
Grandmaire, Italo Manzi et Raymond Chirat qui en a également
signé la préface.
L’ensemble de notre projet éditorial, publié sur quatre ans,
comportera 6000 entrées et le Volume 2 paraîtra début mars. En
attendant, les dix premières notules sont consultables ici
et la suite, là.
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Trois…
Deux…
Un…
|
... où il est (sera) question de cinéma, de
théâtre et même aussi de chanson, entre rétro chic &
culture(s) du XXIe siècle, selon l’humeur, l’actualité &
les découvertes du moment.
... où l’excitation est grande parce que je
voulais ce site depuis un bail et que rien n’est plus
euphorisant (à part peut-être une vodka pamplemousse, une vodka
pomme ou une vodka n’importe quoi) qu’une aventure qui
démarre, toute modeste soit-elle.
... où l’envie se fait de plus en plus
impérieuse d’ouvrir incessamment sous peu une rubrique
interviews dont l’intention avérée est (sera) d’établir
autant de passerelles entre musique et septième art.
... où celles et ceux d’entre vous qui
pensez que Pasolini est bien plus rock qu’on ne le croit, qu’Anne
Libert est une grande actrice, que Julien Doré a raison de faire
du cinéma (et que Vincent Lagaf’ aurait mieux fait de s’abstenir),
que Lucy Gordon n’aurait jamais dû partir, que le cinéma de
Jacques Becker doit énormément à Pâquerette, Gaston Modot et
Yette Lucas, que les comédies italiennes des années 60 sont un
pur kif, que Carmen Maura est la plus grande actrice vivante au
monde, qu’Élisabeth Wiener mérite amplement sa place au Top 10
des plus belles actrices du cinéma mondial, que Maria Schneider,
Valérie Lagrange et Myriam Mézières devraient tourner plus
souvent, qu’il faut réhabiliter d’urgence tous les premiers
films de Jean-François Davy et ressortir tout Gregory La Cava en
blue ray, qu’Anicée Alvina n’a pas eu tout à fait la
carrière qu’elle méritait, qu’Éric Elmosnino est
particulièrement grandiose chez Joann Sfar, qu’on devrait
parler plus souvent de Muse Dalbray et de Maria Meriko, que
Florence Foresti est une fille formidable et Marie France une
sorte de miracle ambulant, que Marguerite de Morlaye, Edie
Sedgwick et Édouard Francomme méritent une place dans le Tulard,
que Félicité Wouassi possède une présence rare et un charisme
hors du commun, que le cinéma de Luis Buñuel n’a pas pris une
ride et le visage d’Arielle Dombasle non plus, qu’Anna
Mouglalis est une comédienne à pleurer en plus d’être une
actrice belle à tomber, que l’art ne saurait tolérer aucune
barrière et que tout reste encore à réinventer, êtes – comme
on dit – les bienvenu(e)s sur ce site.
Moteur !
Armel De Lorme, 20 janvier 2010.
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