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Yvonne Clech

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Sale
temps pour les grandes dames. Après la disparition d’Anne
Alexandre et des nouvelles pas franchement réjouissantes de l’immense
Mila Parely, nous venons d’apprendre, via Christian
Léciagueçahar du Coin
du Cinéphage, le décès très discret d’Yvonne
Clech, comédienne hors pair et actrice hors norme,
dont la classe innée, saupoudrée d’un grain de folie
salutaire, a conféré un cachet bien réel à plus d’une
comédie du dimanche soir. Mélange assez unique en son genre de
décalage et d’aristocratie, Yvonne Clech faisait partie de ces
actrices à la fois inclassables et impeccables, capables au choix
de tirer vers le haut la farce la plus prévisible ou d’élever
l’absurde cinématographique au rang d’art majeur. Retour en
dates et en titres. |
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Mila Parely

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Le très
bel hommage rendu par Michel Drucker à la toujours épatante Danielle
Darrieux, quelques semaines avant la sortie annoncée
du film Pièce montée, a été riche en moments assez
magiques, ayant notamment permis d’entrevoir via de trop
courts magnétos des extraits de films peu (Occupe-toi d’Amélie… !)
ou pas du tout (Le Bal) visibles. C’est dire si notre
plaisir, plutôt de l’ordre de l’indicible, s’est trouvé
quelque peu gâché, à l’arrivée, par les mauvaises nouvelles
données par l’invitée d’honneur quant à l’état de santé
de Mila
Parely, comédienne que, de Raymond Chirat à Italo
Manzi en passant par l’auteur de ces lignes, nous adorons à
L’@ide-Mémoire. Il semble qu’il soit désormais trop tard
pour pouvoir raisonnablement espérer que l’élégantissime Mila
sorte de sa nuit, mais rien n’interdit de se remémorer, tant
qu’elle encore est parmi nous (et même si c’est de moins en
moins vrai), la comédienne exceptionnelle, fine et sensible,
belle et fantasque, qui assista de sa fenêtre à l’incendie du
Reichstag, chanta outre-Atlantique avec l’orchestre de Rudy
Vallee, faillit porter l’enfant de Jean Marais, sut cultiver les
rencontres avec les plus grands metteurs en scène et anima
infatigablement, des années durant, les Rencontres cinématographiques
de Vichy. Hommage. |
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Célyne, Karine, Velvet,
Dominique et les autres...

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Une quiche
chasse l’autre : en remplacement de la blonde, nichonneuse
et délicieuse Célyne Durand, dont l’actif cinématographique
semble se limiter à une apparition non créditée dans Coluche,
l’histoire d’un mec et un rôle un peu plus conséquent
– en même temps, moins conséquent qu’une apparition non créditée…
– dans... Le Baltringue (le film aux 102 spectateurs
Paris/Région parisienne le premier jour d’exploitation),
c’est une comédienne au curriculum vitae absolument vierge (la
demoiselle, en revanche…) que le tandem infernal Endemol/TF1
vient de propulser fermière en Afrique. Enfin, peut-être pas
complètement vierge : fraîchement débarquée d’Hollywood
" où tout lui réussit " (on est prié de ne
pas rire), Karine, la brune, encore plus nichonneuse que la
précédente et résolument classe sœur d’Anthony Dupray (Premiers
Baisers, Brigade Navarro, que du bon) aurait, aux dires
des chargés de com’ d’Endemol, " figuré "
dans des épisodes d'Heroes, des Experts et de Prison
Break, ce de façon évidemment aussi discrète
(subliminale?) que sa consœur blonde dans le biopic d’Antoine
de Caunes. C’est dire à quel point, alors même qu’Isabelle
Adjani vient de se voir décerner son cinquième César, l’adéquation
entre notre Encyclopédie virtuelle du Cinéma français et
ce prototype d’un genre nouveau – la comédienne virtuelle
– nous stimule depuis vendredi soir, comme nous stimule la présence,
dans ce programme familial et éducatif aux audiences en berne, de
la seule et unique représente connue d’un genre lui aussi très
à part : l’actrice watersienne n’ayant pas encore
travaillé avec l’immense John Waters, et c’est dommage. Aussi
vrai que les (confortables) bourrelets de l'ébouriffante Velvet
d’Amour ont, au moment de la sortie en salles du très insolite Avida
(Gustave de Kervern et Benoît Delépine, 2005), provoqué des
hauts-le-cœur chez les chroniqueurs fatigants-fatigués de
Laurent Ruquier, nous les trouvons plus chic, pertinents et rock
n’roll que le régime amincissant de la " fermière de
remplacement n° 2 " Miss Dominique, dont la matière
grise – ou ce qui lui tenait lieu de – semble avoir fondu
en même temps que ses 70 kilos matière grasse portés
disparus depuis l'an dernier : la preuve – et, par là-même,
la surprise
de mars – en images. |
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Anne Alexandre

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Disparition,
dans sa 90ème année, de la comédienne Anne
Alexandre (1920-2010), ex-doyenne par l’âge – à défaut
de l’avoir été par le nombre d’années d’activité – du
Spectacle Ionesco, et authentique pilier du Théâtre de la
Huchette, dont elle aura été, durant exactement un demi-siècle,
l’un des éléments les plus solides et les plus présents, en même
temps qu’une de ses figures les plus éminemment attachantes. |
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Serge Sauvion

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Dans
le foisonnant (mais très dispensable) Signes extérieurs de
richesse, où il apparaissait fugitivement dans une cabine d’essayage,
le visage mangé par un Borsalino, on le reconnaissait uniquement
à son empreinte vocale, tant il est vrai que celle-ci avait
déjà marqué durablement l’inconscient cinéphilique et
télévisuel. Lui-même reconnaissait volontiers, non sans
lucidité, s’être laissé prendre au piège doré du doublage,
source de cachets conséquents mais aussi – de son point de vue
– de frustrations d’ordre artistique. Par chance, la voix
française du policier à l’imperméable froissé – celui qui
fait un peu penser, en moins systématiquement aviné, au
Jean-Louis Borloo des Guignols de l’Info – le plus célèbre
du PAF ne fera oublier ni le flic ripou et tortionnaire des Assassins
de l’Ordre, ni le concierge débonnaire des 400 Cents
Coups de Virginie, ni surtout Charlie, le très hédoniste et
très " bigame " commerçant itinérant du
meilleur (et probablement unique bon) film de Joël Séria. Retour
en titres et dates sur le parcours cinéma de Serge
Sauvion (1929-2010), ex-partenaire de cabaret de Pierre
Vaneck, comédien irremplaçable de l’aveu même de Bernard
Queysanne qui sut l’imposer face à des producteurs frileux au
générique de son Amant de poche, et – est-t-il encore
utile de le rappeler ? – voix française de Peter Falk en
général et de l’inspecteur Colombo en particulier. |
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Au royaume des
Cieux

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Le
bouclage du volume 2 de l’Encyclopédie
des Longs Métrages français de fiction 1929-1979 a
été le prétexte à re-vision d’Au
royaume des Cieux, œuvre (d)étonnante dans l’œuvre
protéiforme de Julien Duvivier, où la plume d’Henri Jeanson
mêle exceptionnellement tendresse et lucidité, et sur laquelle
semble planer, par endroits, l’ombre géniale de Friedrich
Wilhelm Murnau. Tentative d’explication et générique complet ici. |
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Surprise de
février

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C’est
l’histoire d’un chef d‘État court sur pattes, teigneux, irascible,
violent, coureur (et même volontiers queutard), fasciné par le
tape-à-l’œil et ayant fait en sorte de nommer des membres de
sa famille à des postes-clefs d’un régime franchement
liberticide. Autant dire que de tels personnages ne peuvent
exister qu’au cinéma… Youtube nous a permis de visionner la
vision américaine (écourtée) du Napoléon de Sacha
Guitry (1954), moins novateur mais plus amusant que celui d’Abel
Gance, et dont le générique-fleuve, entièrement refait, pour la
circonstance, sur le mode minimaliste, apparaît comme une
curiosité en soi. L’habillage en a été entièrement repensé,
le producteur prime sur l’auteur-réalisateur (on est en
Amérique) et, au passage, les noms des deux seuls (ex-)Français
d’Hollywood (Jean-Pierre Aumont – remplacé en tête de
distribution par l’actrice italienne Anna Amendola – et Jean
Gabin) figurant dans le film, ont purement et simplement disparu
de l’affiche, un peu comme si les distributeurs US avaient voulu
les sanctionner, avec quelques années de retard, d’avoir plus
ou moins raté leur carrière américaine. Plus surprenante
encore, l’absence au générique " made in
USA " de Patachou (" Madame
Sans-Gêne " dans le film), déjà consacrée – de
Waldorf Astoria en Carnegie Hall – vedette de la scène
Outre-Atlantique au moment où Napoléon fut distribué sur
les écrans new-yorkais. However, c’est notre surprise
de février et c’est par-ici que cela se passe… |
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Si Paris nous
était conté...!

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Il
est, très paradoxalement, d’autres comédies historiques dont
on croit avoir fait le tour, et puis non, dont chaque revision
voit le plaisir augmenter d’un cran. Si Paris nous était
conté…. ! en a déçu quelques-uns au moment de sa
première sortie, mais – paradoxalement – ni François
Truffaut, ni Jean-François Vilar, ni le rédacteur de ce qui
suit, ici
et maintenant. |
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François 1er

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Il
est des films qu’il ne faudrait surtout pas revoir, surtout
lorsqu’on les a aimés étant enfant. François 1er,
prototype très surévalué de la comédie drôle pas drôle, est
de ceux-là, et l’explication se trouve ici. |
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Belle de jour

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Le
thème de la prostitution occasionnelle devait être à la mode à
deux ans de la formidable explosion de Mai 68, encombrant
héritage… Tandis que Godard, toujours en avance d’une
révolution ou deux, brosse via Deux ou Trois Choses que je
sais d’elle… une chronique aux accents documentaristes de
la ménagère de banlieue complétant le budget familial en
faisant des passes de 4 à 6, Buñuel, à l’instar de Kessel,
déplace le fond du problème sur le terrain des 5 à 7 et des
frustrations bourgeoises qui en constituent souvent l’origine :
Séverine, incarnation absolue de la Parisienne rive Gauche, ne se
prostitue pas pour l’argent, mais pour suppléer aux carences d’une
existence à la fois confortable (elle ne manque objectivement de
rien) et aliénante (sa vie de femme mariée ne lui a pas permis
de se mettre en règle avec ses désirs les plus intimes). (lire
la suite) |
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Georges Wilson

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Annonce
de la disparition, dans sa 89ème année, du comédien,
scénariste, réalisateur occasionnel, metteur en scène de
théâtre et professeur d’art dramatique Georges Wilson
(1921-2010). Retour ici
sur la soixantaine de rôles, petits et parfois grands – l’amnésique
d’Une aussi longue absence, le bistrotier-garagiste de Chair
de poule ou le Capitaine Haddock de Tintin et le mystère
de la Toison d’Or – ayant jalonné au cinéma, entre
France et Italie, le parcours d’un homme de scène au parcours
assez unique en son genre, formé en son temps par Pierre Renoir et dont
les premiers compagnons de route s’appelaient Jean-Pierre
Grenier, Olivier Hussenot et Jean Vilar. Directeur du TNP et du
Festival d’Avignon à la suite de ce dernier, entre 1963 et
1972, plus tard initiateur de l’ouverture de la salle Gémier au
Théâtre National de Chaillot, de cet authentique monstre sacré
avait effectué ses adieux (informels) aux planches en
interprétant et en dirigeant, à l’automne dernier, Simplement
compliqué de Thomas Bernhard sur la scène des Bouffes du
Nord. Georges Wilson ou Une aussi longue – et fabuleuse –
présence… |
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Valeska Gert

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La
reprise du préambule au portrait esquissé par Italo
Manzi pour le second volume (à paraître) de L’@ide-Mémoire
– Encyclopédie des Comédiens s’imposait, quelques
semaines à peine après la diffusion au Cinéma de Minuit, du Journal
d’une fille perdue (G.W. Pabst, 1929), autre incontournable
s’il en fût, de la filmographie de Louise Brooks. Face à un
Andrews Engelmann presque aussi terrifiant qu’elle, l’immense
et assez incroyable Valeska Gert (1892-1978), composait,
mi-belette, mi-crotale, une directrice de maison de redressement
détestable à souhait, capable d’ériger en deux temps, trois
mouvements, la méchanceté en vertu cardinale et le sadisme en
Art majeur. Retour en dates sur la filmographie étonnante d’une
actrice notoirement trigame, adepte forcenée du naturisme jusqu’à
la fin de sa vie (elle mourut à 86 ans) et ayant su faire montre
de suffisamment d’humour – ou de lucidité – pour avoir
intitulé son autobiographie Je suis une sorcière, ce qui
suffit en soi à forcer (triplement) l’admiration. Respect,
donc, et pour la suite, c’est ici… |
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Prix de beauté
(Miss Europe)

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La récente
revision (merci Patrick Brion) des trois seuls longs métrages
européens tournés par Louise Brooks, comédienne touchante et
actrice magnétique s’il en fût, aura constitué
l’occasion – entre autres choses – de refaire le point sur
le plus méconnu des trois, Prix de beauté, film
authentiquement bancal et pur chef-d’œuvre (lire
la suite). |
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Tout l'or du
monde

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Les
films se suivent et ne se ressemblent pas : quinze ans
exactement après le magnifique Le silence est d’or, dont
il a été précédemment question, René Clair, "jeune"
académicien-français en déficit d’inspiration – ceci
expliquant cela ? – signait avec Tout l’or du monde
l’un de ses plus mauvais longs métrages, que même l’opus
suivant, Les Fêtes galantes, ne parviendra pas à égaler
en terme(s) de lourdeur et d’inutilité. Retour sur un (quasi)
désastre, ici
et maintenant… |
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Éric Elmosnino

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Donné
– le fait est suffisamment rare pour être souligné – avec
quelques treize mois d’avance comme l’un des favoris dans la
course aux César(s) 2011, le très au top et très bluffant Éric
Elmosnino (Serge Gainsbourg, sors de ce corps !) en a surpris
plus d’un en s’appropriant avec une aisance triplement
déconcertante la personnalité, le physique et même l’empreinte
vocale de l’homme à la tête de chou. Retour en dates (de
circonstance) sur une filmographie riche d’une trentaine de
titres, inaugurée il y a exactement 26 ans par un Michel Lang
déjà démodé au moment de sa sortie, dans lequel débutait
aussi l’humoriste pas drôle Franck Dubosc. Depuis, tous les
deux ont suivi les chemins que l’on sait, l’un chez Albert
Dupontel, Olivier Assayas et Bruno Podalydès, l’autre chez
Élie Semoun et Fabien Onteniente, et bizarrement, à L’@ide-Mémoire,
nous préférons (de très loin) le premier. On se demande bien pourquoi… |
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Pierre Vaneck

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Décès
à l’âge de 78 ans du comédien de théâtre, cinéma et
télévision Pierre Vaneck (1931-2010), artiste multifacettes
passé, tant sur les planches qu’à l’écran, des emplois de
jeunes premiers "gérardphilipiens" aux quinquagénaires
et sexagénaires massifs, parfois rugueux, et dont la profession,
dès l’annonce de sa disparition, a loué les réelles qualités
humaines, l’immense professionnalisme et le refus (notoire) des
mondanités comme des faux-semblants. Retour en dates sur le
parcours d’un acteur rare et exigeant, discret et populaire
qui, pour n’avoir jamais démérité à l’écran, n’en aura
pas moins trouvé ses plus beaux rôles – et, partant,
rencontré ses meilleurs auteurs – sur les planches, entre
Festival(s) d’Avignon et créations de "prestige"... (lire
la suite) |
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Marie France

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De
récitals intimistes en concerts à guichets fermés, Marie France
a su s’imposer, depuis le début des années 90, comme l’interprète
féminine la plus résolument inspirée et la plus furieusement
éclectique du paysage musical français dans les catégories
"pop-rock-variétés-chansons à texte". Et
comme elle a passé l’essentiel du second semestre 2009 à
revisiter entre chic et charme, l’univers passionnant d’une
actrice passionnante, il nous a semblé judicieux d’ouvrir
exceptionnellement nos colonnes à ce Marie France visite
Bardot, où il a sera certes davantage question de chanson(s)
que de cinéma (encore que…) mais qui a – ceci expliquant cela
– assurément compté parmi les deux trois plus belles
réussites scénographiques et (désormais) discographiques
des six derniers mois. En attendant, comme il se doit, la
suite… |
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Renée Lebas

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Renée
Lebas (1917-2009) n’aura tourné en définitive que trois films,
dont un en Allemagne, mais aura plus assurément que toute autre
conféré ses lettres de noblesse à Marjolaine ou au Temps
du muguet, incunables de la variété française "haut de
gamme". Biographie succincte et filmographie express de celle
que Charles Trenet surnommait à juste titre "la mère de La
Mer" ici
et maintenant. |
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Maxime Leroux

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Disparition
prématurée, dans sa 59ème année, du comédien de
théâtre, cinéma et télévision – et ex-instituteur –
Maxime Leroux (1951-2010), auquel le rôle récurrent du
vétérinaire du Refuge avait permis, au cours de la
seconde moitié des années 90, d’accéder via le petit écran
aux emplois de tout premier plan. En attendant la visite plus
approfondie d’une carrière protéiforme ayant, deux décennies
durant, su conjuguer éclectisme et singularité, il nous a
semblé opportun de dresser sans plus attendre la filmographie
riche en points de repères – du médecin d’Agent trouble
au prêtre fanatique de Chouans ! en passant par
Claude Debussy dans l’ultra césarisé Camille Claudel
– de cet artiste attachant et doué, au parcours atypique (lire
la suite). |
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Le silence est
d'or

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Cinéaste s'il en
fut du temps qui file et du regret de ce qui n'est plus,
René Clair professe avec Le silence est d'or qu'en
1946, et contrairement à ce qu'affirmera un peu péremptoirement
Simone Signoret par la suite, la nostalgie était bien encore
ce qu'elle était au cours des mois ayant suivi la Libération. Retour
circonstancié sur l'un des plus beaux films mis en chantier dans
la France de l'immédiat après-guerre et, accessoirement, sur
ce qui demeure la plus belle prestation de Maurice Chevalier au
grand écran... (lire
la suite). |
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La crise est
finie

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Les
nombreux incidents liés à son tournage et le relatif (et incompréhensible)
insuccès du film lors de sa sortie en salles, à l’automne
1934, n’y feront rien : La Crise est finie, œuvre
bien dans l’air du temps, reste sans aucun doute l’une
des meilleures – et assurément la plus gay friendly
– comédies musicales mises en chantier durant
l’entre-deux-guerres. Et la voix, déjà magnifique, de Danielle
Darrieux (17 printemps), n’y est certes pas pour rien…
(lire
la suite). |
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Roger Pierre

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Annonce
du décès, dans sa 87ème année, du comédien,
humoriste, réalisateur, auteur de livres et animateur télé
Roger Pierre, figure incontournable du cinéma de papa des Trente
Glorieuses et des années fastes de l’ORTF version Carpentier,
dont seul Alain Resnais semble avoir su détecter, un chouia sur
le tard, l’étonnant – et jusqu’alors sous-estimé-
potentiel dramatique (lire
la suite). |
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Pierre
Étaix

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Les
mauvais procès font parfois les spectacles inespérés. Alors que
le dernier (?) round d’un combat judiciaire l’opposant, ainsi
que son coauteur Jean-Claude Carrière, à la société Gavroche
Productions, semble vouloir retarder d’autant la redécouverte,
très attendue, de l’œuvre cinématographique de l’immense
Pierre Étaix, le scénariste et réalisateur de Yoyo
redonne vie, différemment, à son film le plus emblématique. C’est
à trois heures de Paris en TGV, plus précisément au Théâtre
du Pont-Tournant de Bordeaux, que cela se passe (lire
la suite). |
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Stéphanie Mathieu

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Lorsqu’une
grande – par la taille, le professionnalisme et, accessoirement,
le talent – comédienne de théâtre débute au cinéma dans un
petit rôle, le terme même de petit rôle est-il toujours d’actualité ?
Réponse fin 2010 lors de la sortie en salles de la prochaine
comédie de Charles Némès, intitulée Bout de ficelle
mais blockbuster (à la française) annoncé, où Stéphanie
Mathieu, non contente d’endosser la casquette de chorégraphe,
effectuera, aux côtés de Fred Testot (autre valeur à suivre de
près), ses (tardifs) premiers pas au grand écran. Celle qui fut
des années durant l’égérie du metteur en scène de théâtre
Xavier Lemaire, et sous la direction de Vincent Viotti, une
époustouflante Veuve rusée, ne s’était, curieusement,
jamais produite dans un long métrage de cinéma. Oubli (de la
profession) réparé, et ce ne sont assurément pas les
spectateurs du " théâtre musical " Filles
de joie, régulièrement repris depuis sa création en 2003 (http://venuscargo.com/fdj.htm),
ou les inconditionnels du travail scénographique de Michel
Raskine, qui argueront du contraire… |
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Ursula Kübler-Vian

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Décès
dans une absolution discrétion de l’ex-danseuse et comédienne
d’origine suisse Ursula Kübler-Vian (1925-2010), veuve du
romancier, poète, dramaturge et pataphysicien Boris Vian, dont
elle s’était attachée, depuis un demi-siècle, à faire vivre
l’œuvre protéiforme s’il en fût, et actrice de cinéma
& télévision à la beauté à la fois singulière et
hiératique, croisée, notamment, chez Renoir, Kast et Varda… (lire
la suite). |
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Éric Rohmer

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A près
le très vibrant et très cinéphilique hommage rendu par le
Président de la République (le même qui emmerdait la Princesse de
Clèves en 2006) quelques heures après l’annonce du décès du
cinéaste, et par lequel on apprenait, entre autres "qu’Éric
Rohmer avait créé le style rohmérien" (pas mieux), le
silence est de rigueur. Notre
hommage sera donc à l’image de "l’inventeur du style
rohmérien" : élégant (dans la mesure du possible) et
discret, puisque contrairement à son premier (et avouons-le très
inattendu) fan de l’Élysée, Éric Rohmer, notoirement, ne
goûtait pas plus que ça les interventions télévisuelles… En
revanche, une sélection de liens Youtube nous a semblé l’évidence
même, en conclusion de laquelle on trouvera comme de juste la
première –et assez inattendue– surprise
"@ide-Mémoire" de l’année… (lire
la suite)
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Esther Gorintin

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Une
comédienne capable de s’étonner, à l’âge (tout de même
respectable), de 92 ans de ne se voir proposer que des rôles de
vieille dame, était forcément quelqu’un de formidable. Nos
amis – c’est-à-dire Christian Leciaguiçahar – du Coin du
Cinéphage viennent de consacrer leur premier article de l’année
2010 à cette figure emblématique, unique et attachante du
cinéma d’auteur à la française, discrètement disparue il y a
quelques jours, à la veille son 97ème anniversaire (lire
la suite). |
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Encyclopédie
des longs métrages
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Après
une pause de près de quatre ans, le site de L'@ide-Mémoire
renaît dans une mise en scène flambant neuve, au moment même
où paraît le premier volume d’une Encyclopédie des Longs
Métrages de fiction produits et/ou tournés en France entre
1929 et 1979, voulue et coordonnée par l’auteur de ce site,
avec la participation de Christophe Bier, Stéphane Boudin, Gilles
Grandmaire, Italo Manzi et Raymond Chirat qui en a également
signé la préface.
L’ensemble de notre projet éditorial, publié sur quatre ans,
comportera 6000 entrées et le Volume 2 paraîtra début mars. En
attendant, les dix premières notules sont consultables ici
et la suite, là.
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Trois…
Deux…
Un…
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... où il est (sera) question de cinéma, de
théâtre et même aussi de chanson, entre rétro chic &
culture(s) du XXIe siècle, selon l’humeur, l’actualité &
les découvertes du moment.
... où l’excitation est grande parce que je
voulais ce site depuis un bail et que rien n’est plus
euphorisant (à part peut-être une vodka pamplemousse, une vodka
pomme ou une vodka n’importe quoi) qu’une aventure qui
démarre, toute modeste soit-elle.
... où l’envie se fait de plus en plus
impérieuse d’ouvrir incessamment sous peu une rubrique
interviews dont l’intention avérée est (sera) d’établir
autant de passerelles entre musique et septième art.
... où celles et ceux d’entre vous qui
pensez que Pasolini est bien plus rock qu’on ne le croit, qu’Anne
Libert est une grande actrice, que Julien Doré a raison de faire
du cinéma (et que Vincent Lagaf’ aurait mieux fait de s’abstenir),
que Lucy Gordon n’aurait jamais dû partir, que le cinéma de
Jacques Becker doit énormément à Pâquerette, Gaston Modot et
Yette Lucas, que les comédies italiennes des années 60 sont un
pur kif, que Carmen Maura est la plus grande actrice vivante au
monde, qu’Élisabeth Wiener mérite amplement sa place au Top 10
des plus belles actrices du cinéma mondial, que Maria Schneider,
Valérie Lagrange et Myriam Mézières devraient tourner plus
souvent, qu’il faut réhabiliter d’urgence tous les premiers
films de Jean-François Davy et ressortir tout Gregory La Cava en
blue ray, qu’Anicée Alvina n’a pas eu tout à fait la
carrière qu’elle méritait, qu’Éric Elmosnino est
particulièrement grandiose chez Joann Sfar, qu’on devrait
parler plus souvent de Muse Dalbray et de Maria Meriko, que
Florence Foresti est une fille formidable et Marie France une
sorte de miracle ambulant, que Marguerite de Morlaye, Edie
Sedgwick et Édouard Francomme méritent une place dans le Tulard,
que Félicité Wouassi possède une présence rare et un charisme
hors du commun, que le cinéma de Luis Buñuel n’a pas pris une
ride et le visage d’Arielle Dombasle non plus, qu’Anna
Mouglalis est une comédienne à pleurer en plus d’être une
actrice belle à tomber, que l’art ne saurait tolérer aucune
barrière et que tout reste encore à réinventer, êtes – comme
on dit – les bienvenu(e)s sur ce site.
Moteur !
Armel De Lorme, 20 janvier 2010.
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